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France: la croissance du PIB a été de 0,3% au 2e trimestre, confirme l'Insee
information fournie par Boursorama avec AFP 29/08/2025 à 13:40

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) français a été de 0,3% au deuxième trimestre, a confirmé vendredi l'Insee dans ses résultats détaillés, après +0,1% au premier trimestre.

( AFP / AURORE MESENGE )

( AFP / AURORE MESENGE )

Le taux d'épargne des ménages augmente de nouveau, pour s'établir à 18,9% de leur revenu disponible, indique l'Insee.

La consommation des ménages s'est, elle, stabilisée (0,0% après -0,3% au premier trimestre).

Selon l'Institut national de la Statistique, "le fort repli des dépenses en énergie (-2,4% après +0,8%) est compensé par le rebond des dépenses en produits alimentaires (+1,6% après -1,1%) et en services d'hébergement-restauration (+2,3% après -0,4%)".

Cependant l'investissement recule de nouveau au deuxième trimestre (-0,1% après déjà -0,1%).

Les dépenses de consommation des administrations publiques augmentent un peu plus vite qu'au premier trimestre (+0,4% après +0,2%).

Au total, la demande intérieure (hors stocks) contribue légèrement à la croissance du PIB d'avril à juin (+0,1 point après -0,1 point).

Avec des exportations qui rebondissent modérément (+0,5% après -1,2%), et des importations qui accélèrent nettement aussi (+1,3% après +0,4%), la contribution du commerce extérieur à l'évolution du PIB reste négative au deuxième trimestre 2025 (-0,3 point après -0,5 point).

C'est la contribution des variations de stocks qui tire la croissance à nouveau, à raison de 0,5 point après déjà 0,7 point au premier trimestre.

Une hausse des stocks peut signifier qu'on fabrique en prévision d'une forte croissance de la demande. Ou, moins favorablement, que les produits fabriqués n'ont pas trouvé preneur.

Jeudi en conclusion de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), l'évènement d'été du Medef, le président de la première organisation patronale de France, Patrick Martin, avait soulevé ce problème.

Alors que le ministre de l'Economie Eric Lombard s'était félicité de la croissance de 0,3% au deuxième trimestre, M. Martin a relevé devant la presse que cette croissance était basée "sur du restockage".

"Et quand d'un autre côté toutes les fédérations à une exception près - l'aéronautique, NDLR - disent que les carnets de commandes et les investissements se tarissent... On est sur un point de bascule" avait-il-dit.

"Et le fait qu'on ajoute une nouvelle fois un aléa politique franco-français à cette situation va immanquablement peser sur la conjoncture", avait-il ajouté, faisant allusion au vote de confiance du 8 septembre auquel se soumettra François Bayrou avec des chances de succès qui semblent très maigres.

La REF a à de nombreuses reprises souligné, mercredi et jeudi, que le taux d'épargne et la baisse des investissements sont la manifestation des craintes des agents économiques face à l'accumulation des incertitudes.

L'Insee indique enfin que le pouvoir d'achat du revenu disponible brut (RDB) des ménages par unité de consommation a rebondi légèrement au deuxième trimestre (+0,2% après -0,1% au premier).

Depuis le début de l'année, l'acquis de croissance est de 0,6%. La demande intérieure hors stocks y contribue pour 0,3 point, le commerce extérieur y contribue négativement à hauteur de 0,9 point et la variation de stocks très positivement pour 1,2 point.

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